Véritable serpent de mer depuis des lustres, défendu d’ailleurs sans relâche par le consultant du cabinet Mavel, M. Jean-Michel Prillieux, au nom d’une meilleure compétitivité de l’industrie automobile américaine, la fusion entre les trois constructeurs américains (GM, Ford, Chrysler) redevient peu à peu d’actualité, en raison des difficultés financières croissantes des trois entreprises, dont on dit qu’elles n’auraient plus de liquidités que pour un an seulement… Le groupe General-Motors a ainsi approché son rival le groupe Ford en vue d'une éventuelle fusion avant d'engager plus récemment des discussions similaires avec le groupe Chrysler, affirme la presse locale. Ford a été approché par des responsables de GM en juillet, mais en a rejeté l'idée pour l’instant et les pourparlers ont pris fin en septembre. Le New York Times avait déjà rapporté que des discussions avaient commencé il y a plus d'un mois entre GM et le fonds Cerberus Capital Management, qui possède le groupe Chrysler. Il avait ajouté qu'il n'était pas certain qu'elles aboutiraient à un accord. Le Wall Street Journal affirme lui que ces discussions ont été suspendues en raison de la crise sur les marchés. Dans un communiqué, Chrysler a refusé de commenter ces informations, se bornant à déclarer rechercher un certain nombre de partenariats à travers le monde. « Au-delà de ces partenariats, d'ailleurs déjà annoncés, Chrysler n'a conclu aucun nouvel accord », a ajouté le groupe. General-Motors, dont l'action a chuté à Wall Street pour tomber à son plus bas niveau depuis 1950, est confronté à de graves difficultés liées au marché automobile américain et à l'incertitude sur les marchés financiers mondiaux.
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